Vis,
Ta frivolle
Envie
De parcourir le monde,
Et de courir les hommes :
Des idées vagabondes
Pour s'épanouir comme
L'oiseau ; Haut dans le ciel
Au-dessus des tourments,
Emportant sur tes ailes
Ton doux prince charmant.
Les gens "bien éduqués",
s'indignent et méprisent
Tes infidélités
Qu'ils disent être traîtrises.
Pourquoi, messieurs et dames,
Se moquent-ils de nous ?
Pourquoi, hommes et femmes,
Me disent : "Tu es fou
D'accepter ce contrat
Et de le supporter
Tandis que d'autres bras
Prennent ta bien aimée !"
Pour dire mon avis,
Ainsi je leur réponds :
"Ce n'est pas la folie
Qui guide mes actions !
J'ai simplement compris
Que ce malheur est bon.
J'ai maintenant appris
Ma plus grande leçon :
Il faut ce doux supplice
Pour aimer à jamais
Et devenir complice
De cette Liberté."
Car tous les gens "honnêtes"
Qui "ne sont pas trompés"
Sont seulement bien bêtes
De croire leur fiancé.
Car aucun animal,
-Même le fort humain-
Qu'il soit femelle ou mâle,
Ne contre son instinct.
Si la "femme perverse"
S'en allait "s'amuser"
-Comme l'exact inverse
Serait tout aussi vrai-
L'homme qui, pourtant, l'aime,
Mais étant très jaloux,
Mettrait fin au "problème".
Est-ce moi qui suis fou ?
Et n'est-ce pas normal
Qu'après ce plaidoyer
Il faille une morale
Pour pouvoir l'achever ?
Les enfants de bourgeois
Limitent leur amour
A des années, des mois,
Des semaines, des jours.
Mais pour tous ceux qui laissent
Leur dame être infidèle,
N'ayant plus de faiblesse,
L'Amour est éternel.
Le Petit Prince à sa Rose.
11/2004
